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Politique commerciale
Le Canada est l'un des principaux bénéficiaires de la libéralisation du commerce et des investissements et l'Amérique du Nord continuera à dominer les flux de commerce et d'investissements du Canada. Ce degré de dépendance renforce le besoin de notre pays, dans le cadre de sa stratégie de gestion de l'intégration nord-américaine, d'offrir un appui ferme et cohérent aux institutions et processus multilatéraux et de donner suite à des stratégies régionales et bilatérales complémentaires, surtout en Europe, en Asie et en Amérique latine.
- Multilatéralisme. L'économie du Canada
s'appuie sur le système de commerce bilatéral pour créer
de nouvelles occasions d'exportation sur les marchés des pays
tant industrialisés qu'en développement, pour aider
à établir nos droits dans des marchés existants,
y compris aux États-Unis, et pour établir des règles
générales dans les nouveaux domaines. Seul un système
multilatéral fondé sur des règles peut fournir
la prévisibilité et la sécurité dont les
entreprises canadiennes ont besoin.
- Organisation mondiale du commerce (OMC). Le Canada
devrait appuyer fortement la poursuite de la libéralisation
du commerce et des investissements par l'entremise de l'OMC. Il devrait
notamment appuyer un ambitieux programme visant à faire avancer
la réalisation des objectifs de développement de Doha
de l'OMC. Le programme en 12 points du CCCE fait ressortir l'importance
de réaliser des progrès en ce qui concerne la libéralisation
du commerce des services, la réduction des barrières
non tarifaires et l'amélioration du processus de résolution
des différends, sans oublier les enjeux des tarifs industriels
et du commerce agricole. Suite aux résultats décevants
de la rencontre ministérielle de Cancún en septembre
2003, les chefs politiques, négociateurs et cadres canadiens
devraient travailler fort à remettre le plus tôt possible
le processus de l'OMC sur la bonne voie.
- Accord sur le libre-échange nord-américain
(ALÉNA). L'ALÉNA a remporté un succès
incontestable au Canada, aux États-Unis et au Mexique, faisant
augmenter les investissements, l'emploi et les revenus dans les trois
pays. Les propositions du CCCE à l'égard de la gestion
de la poursuite de l'intégration au sein du continent sont
exposées dans l'Initiative nord-américaine de sécurité
et de prospérité qu'il a lancée en janvier
2003. Le CCCE, The Business Roundtable aux États-Unis
et le Consejo Mexicano de Hombres de Negocios continuent
à travailler ensemble à appuyer l'ALÉNA et son
évolution. Ils ont surtout appuyé les dispositions en
matière d'investissement énoncées au chapitre
11.
- Zone de libre-échange des Amériques (ZLEA).
Le succès de l'ALÉNA a donné lieu à de
sérieuses discussions au sujet de la création d'une
zone de libre-échange beaucoup plus vaste qui comprendrait
tout l'hémisphère. Le CCCE appuie les efforts pour faire
avancer cette idée, tant à cause des avantages directs
pour tous les pays des Amériques que dans le but de faire avancer
la libéralisation du commerce sur le plan mondial. Le CCCE
appuie également le but visant à parvenir à un
accord hémisphérique le plus compréhensif possible.
- Coopération économique Asie-Pacifique
(APEC). Bien qu'elle ne soit pas une zone de libre-échange,
l'APEC continue à promouvoir la croissance économique
par la libéralisation accélérée du commerce
et des investissements et par l'appui à la création
de cadres institutionnels qui favorisent la primauté du droit,
la démocratie et la transparence dans toute la région
de l'Asie et du Pacifique. Le CCCE a organisé et accueilli
le Sommet des chefs d'entreprise de l'APEC à Vancouver en 1997.
Il continue à travailler en étroite collaboration avec
les organisations d'affaires dans les autres économies de l'APEC.
Le CCCE s'appuie l'objectif premier de l'APEC consistant à
établir le libre-échange et la libéralisation
des investissements dans la région Asie-Pacifique dès
2010 pour les économies développées et dès
2020 pour les économies en développement.
- Relations commerciales bilatérales. Le CCCE
entretient de fortes relations avec les gouvernements et les organisations
d'affaires de plusieurs des importants partenaires commerciaux du
Canada dans le monde. Il participe activement aux efforts visant à
renforcer ces relations, notamment avec :
- Le Japon. Au cours des deux dernières
années, le CCCE a travaillé avec son homologue japonais,
le Nippon Keidanren, à examiner les options en vue d'une
nouvelle stratégie de commerce et d'investissement qui
pourrait relancer nos relations bilatérales. Pour renforcer
les relations économiques entre le Canada et le Japon,
le CCCE a appuyé des efforts à court terme dans
les domaines de la reconnaissance mutuelle, de la sécurité
sociale et de la recherche conjointe, ainsi que des mesures à
plus long terme touchant les politiques agricoles, les règles
de concurrence, la réforme de la réglementation
et la coopération industrielle.
- L'Union Européenne. Le CCCE a travaillé
de près avec des organisations d'affaires de l'Union Européenne
et avec des pays membres afin d'élargir le dialogue transatlantique.
Il a appuyé les idées visant à intensifier
le commerce et les investissements entre le Canada et l'Union
Européenne en apportant des améliorations aux normes
commerciales, règlements, échanges de services,
règles d'investissement, protection de la propriété
intellectuelle et achats gouvernementaux.
- La Chine. Laccession de la Chine à
lOMC et son émergence comme une puissance économique
mondiale créent de nouvelles occasions incroyables pour
le Canada au niveau du commerce et des investissements. Au cours
des ans, le CCCE a continué à chercher des occasions
pour bâtir une base encore plus large de confiance mutuelle
et de coopération bilatérale fructueuse avec la
Chine. En novembre 2005, suite à la signature dun
Partenariat stratégique Canada-Chine par le Premier ministre
Paul Martin et le Président de la Chine Hu Jintao, le Conseil
a mené une mission de chefs dentreprise de cinq jours
à Beijing et à Shanghai. La mission marqua la première
visite effectuée en Chine par une délégation
purement composée dun groupe de chefs dentreprise
du secteur privé des plus grandes entreprises canadiennes.
- L'Inde. LInde démontre un potentiel considérable
alors que son économie commence à faire sa marque
dans le domaine des services et de la haute technologie ainsi
que dans ses industries traditionnelles. Le CCCE a une longue
histoire de coopération étroite avec la Confederation
of Indian Industry et considère lInde comme une priorité
stratégique. En mars 2007, le CCCE mena une mission
de chefs d'entreprise à Delhi et Mumbai visant à
promouvoir un renforcement des liens entre le Canada et l'Inde
en matière de commerce et d'investissement. Un haut point
de la visite fut la première Table ronde des chefs d'entreprise
Canada-Inde qui produisit une déclaration
commune invitant les deux pays à commencer à
planifier la voie menant à une relation commerciale bilatérale
plus robuste.
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