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Développement régional
La recherche de l'égalité des chances pour tous les Canadiens a entraîné des efforts persistants de la part des gouvernements pour réduire l'écart économique entre les régions plus riches et les régions plus pauvres du pays. La plupart de ces efforts, surtout ceux des agences de développement régional et du système de l'Assurance emploi, ont remporté très peu de succès. Le temps est venu d'adopter de nouvelles approches.
- Un marché du travail dynamique est essentiel si on veut que la main-d'œuvre augmente le plus rapidement possible. On doit laisser les compagnies non compétitives échouer afin de laisser aux nouvelles entreprises la possibilité de réaliser leur plein potentiel en créant des emplois plus nombreux et meilleurs. Les subventions gouvernementales et les lois et règlements du travail rigides peuvent sembler protéger certains emplois à court terme, mais ils érodent les investissements d'affaires et l'initiative humaine. Les gouvernements doivent encourager le changement et non la stagnation s'ils veulent vraiment aider plus de Canadiens à prendre le dessus.
- Le programme de péréquation est le principal moyen par lequel le gouvernement fédéral distribue les argents des provinces « nanties » aux provinces « démunies ». Son but, veiller à ce que tous les gouvernements provinciaux soient en mesure d'offrir des services publics équivalents, est une caractéristique intrinsèque de la fédération canadienne. Le CCCE a toujours appuyé résolument ce mécanisme.
- La seule faiblesse de la formule de péréquation, comme l'ont signalé certaines provinces de l'Atlantique dans les dernières années, est que le succès dans la stimulation de l'économie d'une province « démunie » ne produit pas des gains de revenus correspondants pour le gouvernement de ladite province. Dans une province, tout comme dans une famille, un taux d'imposition marginal excessif entrave les efforts d'avancement. Par ailleurs, une réduction du taux auquel les prestations versées sont recouvrées suppose qu'on accepte une plus grande disparité, que ce soit entre les familles ou entre les régions.
- L'utilisation généralisée des transferts entre gouvernements, en sus de la péréquation, a faussé le processus de prise de décision et brouillé l'obligation de rendre des comptes. Les gouvernements fédéral, provinciaux et municipaux devraient réviser leurs arrangements actuels et considérer les avantages possibles de réaligner les pouvoirs de taxation aux responsabilités de dépenser.
- Comme on l'a vu ailleurs, le système d'Assurance emploi inclut des dispositions qui découragent les gens à quitter des régions où le chômage est élevé pour aller se trouver des emplois plus stables ailleurs. Comme principe général, le CCCE favorise les investissements dans les personnes plutôt que dans les lieux, les investissements dans les compétences de ces personnes sans chercher à influencer leurs choix quant à l'endroit au Canada où ils mettront ces compétences au travail.
- On a vu également que les subventions aux entreprises par le biais de programmes de développement régional n'ont pas réussi à stimuler une croissance économique soutenue. Ils ont plutôt cherché à ranimer des compagnies en difficulté et ont ainsi découragé les investissements dans des entreprises plus novatrices et compétitives. L'aiguillon le plus efficace à la croissance des entreprises, tant en milieu urbain que rural, serait de récompenser le succès en abaissant les impôts plutôt que de maintenir le statu quo par voie de subventions.
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