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Le Canada est une société fondée sur l'entrepreneuriat, mais la structure de notre économie fait en sorte que si de nombreux Canadiens prennent l'initiative de se lancer en affaires, trop rares sont ceux qui sont en mesure de développer leur entreprise sur une grande échelle. Le climat d'affaires et les attitudes sociales ont tous deux un rôle à jouer à ce chapitre.

  • Les gouvernements canadiens fournissent de nombreux encouragements à la création et au maintien de petites entreprises, mais le régime fiscal et le cadre de réglementation sont tous deux biaisés contre la croissance.
  • Les entrepreneurs canadiens doivent avoir accès à un fonds de capital de risque plus important et plus souple. Le traitement fiscal des gains sur le capital s'est amélioré, mais la pénurie " d'investisseurs providentiels " au plan des nouveaux démarrages persiste. Au Canada, les fonds de pensions hésitaient à investir dans ce secteur. À vrai dire, les plus importantes sources de capital à risque sont les sociétés de capital de risque de travailleurs fortement subventionnées. Un examen approfondi des programmes gouvernementaux et des règles fiscales touchant le capital de risque s'impose afin de favoriser le lancement d'un plus grand nombre d'entreprises et d'en appuyer la croissance.
  • La fragmentation du système de réglementation du Canada constitue une autre entrave à la croissance des initiatives des entrepreneurs en augmentant la complexité et le coût des activités débordant les frontières provinciales.
  • Les attitudes sociales sont des stimulants ou des freins puissants à l'entrepreneuriat. Si le Canada désire attirer des entrepreneurs et leur permettre de s'épanouir, il doit renforcer un climat d'affaires positif par une culture qui honore l'initiative, même dans l'échec, et qui reconnaît le succès plutôt que de le mépriser.
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