Commerce intérieur
Malgré les principes énoncés dans l'Accord sur le commerce intérieur, l'espace économique du Canada demeure handicapé par de nombreuses fractures qui entravent le mouvement des personnes, des produits, des services et des capitaux. La solution à ce problème est, depuis trop longtemps, une priorité politique secondaire. Les gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux doivent renoncer à leurs objections myopes et égoïstes et voir à ce que les entreprises canadiennes soient en mesure de fonctionner efficacement d'un océan à l'autre.
- La priorité la plus évidente consiste à rationaliser le cadre réglementaire fragmenté du Canada. Si, dans bien des cas, l'autorité constitutionnelle est du ressort exclusif ou partagé des provinces, les gouvernements provinciaux se doivent de travailler ensemble dans l'intérêt national. Pour ce faire, il faudra consentir à déployer des efforts beaucoup plus vigoureux afin d'harmoniser les normes réglementaires ou d'uniformiser la mise en application par accords de reconnaissance mutuels.
- La nécessité de compléter l'intégration de l'espace économique du Canada a été renforcée par l'intégration économique soutenue de l'Amérique du Nord. La gestion efficace de la frontière canado-américaine doit se faire par voie de négociations au sujet de la compatibilité réglementaire, ce qui exige, comme point de départ, une position canadienne cohérente.
- Les gouvernements et leurs organismes ne sont pas les seules entités qui font obstacle à la mobilité de la main-d'œuvre. Les associations professionnelles et les établissements d'enseignement ont d'importants rôles à jouer dans l'amélioration de la reconnaissance des accréditations pertinentes et des indicateurs de réalisations.