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04 mars, 2010 La rigueur budgétaire est essentielle en ce début de reprise économique, estiment les chefs d'entrepriseBien que le budget fédéral 2010 reconnaît que la reprise économique est encore fragile et que le processus de création d’emplois demeure précaire, son engagement en faveur d’une saine rigueur budgétaire fera en sorte que le Canada sortira de la période actuelle de faiblesse de l’économie dans une meilleure posture que jamais. C’est ce qu’a souligné aujourd’hui le Conseil canadien des chefs d’entreprise (CCCE). « Dans l’immédiat, la priorité est de s’assurer que la reprise économique s’enracine et que la croissance de l’emploi reprenne, » a affirmé John Manley, président et chef de la direction du CCCE. « C’est pourquoi nous appuyons l’intention du gouvernement de mettre en œuvre des mesures de stimulation budgétaire dans la seconde moitié de son Plan d’action économique biennal.» « Il est également essentiel que les Canadiens comprennent l’importance pour les gouvernements fédéral et provinciaux de revenir le plus rapidement possible à l’équilibre budgétaire lorsque notre économie se sera redressée, » a ajouté M. Manley. « Il nous faudra faire des choix difficiles, mais l’expérience récente nous a démontré les avantages de vivre selon nos moyens. Le fait que le Canada n’ait pas été frappé aussi durement par la récession mondiale que plusieurs autres pays s’explique principalement par le bon état des finances publiques des gouvernements qui ont su engendrer des surplus et réduire leurs dettes durant plus d’une décennie. » L’engagement ferme des gouvernements fédéral et provinciaux en faveur de la discipline budgétaire, peu importe les partis au pouvoir, a bien servi les Canadiens. Récemment, le magazine Euromoney soulignait la « réputation du Canada pour ce qui est de la solidité de sa politique budgétaire », alors que The Economist louangeait son « système bancaire prudent et bien réglementé». Le Fonds monétaire international affirmait pour sa part que « l’économie du Canada est relativement bien placée pour reprendre son expansion, d’autant plus que les bilans des ménages et des établissements financiers y sont plus solides que dans de nombreux autres pays ». La récession mondiale a créé une occasion importante de tirer parti de ces forces. Un pas important pris dans le budget 2010 est la décision de faire du Canada une zone libre de droits de douane pour l’industrie manufacturière en éliminant tous les tarifs encore en vigueur sur les machines et le matériel et sur les marchandises importées comme intrants de fabrication. Le Canada est en voie de bénéficier d’un avantage important au plan de l’impôt des sociétés en Amérique du Nord et sur la scène internationale en général. D’ici 2012, avec la coopération de la plupart des provinces, le pays affichera le taux d’imposition des bénéfices prévu par la loi le plus bas parmi le groupe des sept pays les plus industrialisés (G7). D’ici 2012, son taux d’imposition global sur les nouveaux investissements des entreprises sera inférieur à la moyenne des 30 pays membres de l’Organisation de coopération et de développement économique (OCDE). « Ces changements fiscaux, alliés à des politiques budgétaires responsables et à un engagement indéfectible en faveur de l’ouverture des marchés et de la libéralisation du commerce, constituent un signal important pour le reste du monde, » a souligné M. Manley. « Les deux dernières années ont été douloureuses pour plusieurs Canadiens et ont fortement grevé les finances publiques. Toutefois, dans le contexte de l’amélioration de l’économie, l’engagement renouvelé en faveur de la discipline budgétaire exprimé dans ce budget permettra au Canada de se positionner en tant que destination de choix pour les investissements des entreprises et pour les individus de talent.» Le CCCE, qui a été fondé en 1976, est composé de 150 chefs de la direction et entrepreneurs de premier rang de tous les grands secteurs et de toutes les régions du pays. Les sociétés qu’ils dirigent représentent un actif combiné de 4 500 milliards de dollars, ont un chiffre d’affaires annuel de plus de 850 milliards de dollars et sont responsables de la grande majorité des activités d’exportation, d’investissement et de formation du secteur privé du Canada.
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